Article publié par "Monnaie de Paris" sur son site facebook.
Paris sous les bombes.Le 12/06/2012
Vous en souvenez-vous ? Seconde Guerre Mondiale. La capitale subit des bombardements et la population se précipite où elle peut pour se protéger. Tous aux abris.
La Monnaie de Paris fut alors un refuge pour ses employés, les habitants du quartier et ceux qui y passent durant l’alerte. Ils pouvaient se rendre au deuxième sous-sol, à une profondeur de 5 mètres, dans ce que l’on appelle «l’égout d’Antoine», construit, comme son nom l’indique, par Jacques-Denis Antoine. Aujourd’hui encore, on peut voir les sièges en bois repliables où les gens s’asseyaient jusqu’à la fin de l’alerte.
Plus étonnant, les appartements du Directeur de l’époque, Etienne Moeneclaey, furent aussi une sorte de refuge. Inoccupés, ils servirent provisoirement de lieu de réunion pour la bonne société du quartier, à l’abri des regards.
Mais le quai Conti ne fut pas le seul à frapper des monnaies en ces temps de guerre : 2 autres ateliers fonctionnèrent en parallèle : celui de Beaumont le Roger dans l’Eure et celui de Castelsarrasin dans le Tarn et Garonne. Ces deux ateliers regorgent, eux aussi d’anecdotes sur cette époque de troubles. L’on peut rappeler par exemple que l’Atelier de Beaumont le Roger, miraculeusement, ne subit que des dégâts mineurs, alors que les trois quarts de la ville furent détruits par les bombes ! L’Administration ayant acheté un terrain de 17ha à quelques kilomètres de la ville, les divers légumes qui y furent récoltés étaient dirigés ensuite vers le Quai Conti, assurant, dans un bel esprit de solidarité, le ravitaillement dupersonnel. L’atelier fonctionna jusqu’à l’ouverture de Pessac en 1973.
La Monnaie de Paris fut alors un refuge pour ses employés, les habitants du quartier et ceux qui y passent durant l’alerte. Ils pouvaient se rendre au deuxième sous-sol, à une profondeur de 5 mètres, dans ce que l’on appelle «l’égout d’Antoine», construit, comme son nom l’indique, par Jacques-Denis Antoine. Aujourd’hui encore, on peut voir les sièges en bois repliables où les gens s’asseyaient jusqu’à la fin de l’alerte.
Plus étonnant, les appartements du Directeur de l’époque, Etienne Moeneclaey, furent aussi une sorte de refuge. Inoccupés, ils servirent provisoirement de lieu de réunion pour la bonne société du quartier, à l’abri des regards.
Mais le quai Conti ne fut pas le seul à frapper des monnaies en ces temps de guerre : 2 autres ateliers fonctionnèrent en parallèle : celui de Beaumont le Roger dans l’Eure et celui de Castelsarrasin dans le Tarn et Garonne. Ces deux ateliers regorgent, eux aussi d’anecdotes sur cette époque de troubles. L’on peut rappeler par exemple que l’Atelier de Beaumont le Roger, miraculeusement, ne subit que des dégâts mineurs, alors que les trois quarts de la ville furent détruits par les bombes ! L’Administration ayant acheté un terrain de 17ha à quelques kilomètres de la ville, les divers légumes qui y furent récoltés étaient dirigés ensuite vers le Quai Conti, assurant, dans un bel esprit de solidarité, le ravitaillement dupersonnel. L’atelier fonctionna jusqu’à l’ouverture de Pessac en 1973.
Médaille en or représentant les trois ateliers : Paris, Beaumont le Roger et Castelsarrasin avec leurs armoiries – par Lucien Bazor en 1945.
Quant à celui de Castelsarrasin, de nombreuses pièces de 10 et 20 centimes en zinc à l’autorité de Monaco y furent frappées et expédiées, dans la principauté où était stocké le métal pour la résistance. Il ferma à la fin du mois de juillet 1946.
Un signe distinctif permettait de savoir dans quel atelier les pièces étaient frappées : la lettre A figurait sur les pièces issues de l’atelier de Paris, la lettre B pour l’atelier de Beaumont le Roger, et la lettre C pour l’atelier de Castelsarrasin.
Les activités syndicales et politiques ayant été supprimées dès le début de la guerre, le véritable esprit de lutte se manifesta, bien évidemment, de manière clandestine ! Ainsi, en avril 1944, fut créé un Comité de Résistance composé d’une quinzaine de membres, ouvriers et fonctionnaires. Parmi ces activités, ce Comité assura la diffusion de tracts et autres littératures de propagande antinazi. Le groupe rentra également en contact avec un représentant de Londres qui lui confia des missions.
Août 1944. Durant plusieurs jours, la Monnaie de Paris fut le quartier général des parisiens insurgés. 135 ouvriers et fonctionnaires rejoignent les F.F.I. et mettent en application les directives de l’Etat-Major : l’entreprise est occupée, des volontaires sont enrôlés, le drapeau tricolore est hissé sur l’établissement. Les barricades et défenses, mises à mal par l’occupant, doivent être renforcées au Quai Conti et rue Mazarine… le 25 août 1944, Paris est libéré.
Vous le savez, et j’en suis le témoin, l’histoire n’existe que si elle laisse des traces… et cette partie de l’Histoire de la Monnaie de Paris ne fait pas l’exception. À la fin de MétaLmorphoses, cet héritage subsistera et ces fameux sièges, qui servaient de refuge seront toujours là !
Un signe distinctif permettait de savoir dans quel atelier les pièces étaient frappées : la lettre A figurait sur les pièces issues de l’atelier de Paris, la lettre B pour l’atelier de Beaumont le Roger, et la lettre C pour l’atelier de Castelsarrasin.
Les activités syndicales et politiques ayant été supprimées dès le début de la guerre, le véritable esprit de lutte se manifesta, bien évidemment, de manière clandestine ! Ainsi, en avril 1944, fut créé un Comité de Résistance composé d’une quinzaine de membres, ouvriers et fonctionnaires. Parmi ces activités, ce Comité assura la diffusion de tracts et autres littératures de propagande antinazi. Le groupe rentra également en contact avec un représentant de Londres qui lui confia des missions.
Août 1944. Durant plusieurs jours, la Monnaie de Paris fut le quartier général des parisiens insurgés. 135 ouvriers et fonctionnaires rejoignent les F.F.I. et mettent en application les directives de l’Etat-Major : l’entreprise est occupée, des volontaires sont enrôlés, le drapeau tricolore est hissé sur l’établissement. Les barricades et défenses, mises à mal par l’occupant, doivent être renforcées au Quai Conti et rue Mazarine… le 25 août 1944, Paris est libéré.
Vous le savez, et j’en suis le témoin, l’histoire n’existe que si elle laisse des traces… et cette partie de l’Histoire de la Monnaie de Paris ne fait pas l’exception. À la fin de MétaLmorphoses, cet héritage subsistera et ces fameux sièges, qui servaient de refuge seront toujours là !
Icône : L’« égout d’Antoine » où les gens se réfugiaient lors des alertesPhoto icône : Constance CaubetPhoto médaille : Monnaie de Paris
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salut! Je voudrais en savoir plus sur ce qui s'est passé à la Monnaie de Paris juste avant et pendant l'occupation. Avez-vous d'autres informations ou histoires que vous êtes prêt à partager?
RépondreSupprimerMerci!
Un poète à Seattle en utilisant Google Translate
Carrie Kahler